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Association Arkae
3 rue de Kerdévot
29500 Ergué-Gabéric
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L'Actualité d'Arkae

07 février 2017 / 07 a viz C'hwevrer 2017

Bilan conférence sur Les bannières de Basse-Bretagne

Une présentation des bannières de Basse-Bretagne animée par Yann Celton et Christiane Hermelin Guillou s'est tenue le samedi 4 février à la salle Ti-Kreiz d'Ergué-Gabéric. A cette occasion, toutes les bannières de la commune, qui étaient jusqu'alors entreposées dans l'église Saint-Guinal du bourg, étaient de sortie pour le plus grand plaisir des 65 personnes présentes à cette conférence. Madame Hermelin Guillou a pu ainsi expliquer l'évolution des bannières à travers les siècles, puis procéder à une description en direct de ce patrimoine religieux rempli d'histoire. Les brodeuses, qui ont réalisé un remarquable travail de restauration sur ces bannières, ont également répondu présentes à ce rendez-vous. Elles nous ont conté les heures de travail passées sur chaque détails de broderie et d'ornementation, mais aussi le plaisir qu'elles ont eu à faire revivre ce patrimoine gabéricois. Un après-midi riche en émotions qui a ranimé beaucoup de souvenirs pour certains.

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

06 février 2017 / 06 a viz C'hwevrer 2017

 

Les bannières décryptées

Par Benoît Bondet

Une conférence sur les bannières bretonnes était proposée par Arkae, samedi après-midi, dans la salle Ti-KreiZ. Près de 70 personnes ont écouté la spécialiste Christiane Hermelin Guillou et Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine.

 

« Une bannière est un drapeau rectangulaire suspendu en haut d'une hampe », a indiqué Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine. « Ce fut d'abord un objet uniquement à vocation militaire avant d'avoir un usage religieux après la bataille de Bouvines en 1214 », a ajouté Christiane Hermelin Guillou.

Un témoignage de l'évolution des piétés

« Les étoffes ne résistent pas bien à l'épreuve du temps. Le plus vieux tissu conservé en Bretagne est une étole du VIIIe siècle, conservée dans l'église de l'île de Batz et avec laquelle saint Pol de Léon aurait étranglé un dragon. La plus vieille bannière que nous conservons en Bretagne, à Saint-Pever (22), date du XVIe siècle et il ne reste que 50 bannières datant de l'Ancien régime », a indiqué Yann Celton. À partir du XIXe siècle, apparaissent les bannières industrielles, dont les motifs ont été réalisés dans des manufactures puis cousus sur un tissu, le plus souvent un velours car très solide. Les motifs et les saints vénérés permettent de dater les bannières.

 Ainsi, les effigies de sainte Jeanne d'Arc et sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ont-elles, par exemple, proliféré dans les années 1920.

Le retour des bannières

Le style des bannières bretonnes a fortement évolué dans les années 50, notamment avec les brodeurs de Le Minor. À partir du concile Vatican 2, les bannières n'ont plus été en odeur de sainteté auprès des autorités ecclésiastiques qui jugeaient ces objets de piété empreints d'une religiosité trop populaire et trop identitaire. Les bannières ont alors été remisées dans les églises, les sacristies et les armoires pour en ressortir, peu à peu, à partir de la fin des années 80. Ce renouveau a également été marqué par la restauration des anciennes bannières et la réalisation de nouvelles par des créateurs contemporains.

Le travail des brodeuses salué

Christiane Hermelin Guillou a ensuite passé en revue les bannières gabéricoises. Elle a notamment loué le « remarquable travail de restauration » réalisé ces dernières années par les brodeuses de la paroisse.

 

Article rédigé par Benoît Bondet et extrait du Télégramme - Quimper. Publié le 06/02/2017

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

03 février 2017 / 03 a viz C'hwevrer 2017

 

Les bannières déchiffrées demain

Par Benoît Bondet

Dans l'église Saint-Guinal, Clélia Steczuk, nouvelle secrétaire de l'association Arkae, présente l'une des bannières qui seront étudiées par les conférenciers demain dans la salle Ti-Kreiz.

 

Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreis, à l'initiative d'Arkae, la spécialiste Christiane Hermelin-Guillou et Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine, donneront une conférence sur les bannières de Basse-Bretagne et plus particulièrement sur celles d'Ergué-Gabéric. 

Il y a de multiples manières d'étudier les bannières religieuses bretonnes conservées dans les églises et portées lors des pardons. On peut, par exemple, y porter un regard d'ethnologue pour y déceler l'évolution des piétés et des pratiques religieuses. On peut aussi s'attacher à observer leur fabrication, les tissus et les types de broderies employés. On peut enfin croiser ces deux approches et les regarder comme des oeuvres d'art : « Il est possible de lire une bannière comme on lit un tableau », explique Christiane Hermelin-Guillou dans son ouvrage « Les bannières de Basse-Bretagne ».

Une riche symbolique

Sans compter six petites bannières qui ont été réalisées récemment par les brodeuses de la paroisse, cette dernière possède dix grandes bannières. La plus ancienne, datée de 1885, est dédiée à Notre-Dame de Kerdevot. Tout en déchiffrant les nombreux symboles figurant sur ces bannières, les conférenciers conteront l'histoire de ces objets patrimoniaux et identitaires. 

Pratique 
Demain, à 14 h, dans la salle Ti-Kreiz, conférence sur les bannières paroissiales, entrée gratuite.

Article rédigé par Benoît Bondet et extrait du Télégramme - Quimper. Publié le 03/02/2017

 

 

ACTUALITE DU PATRIMOINE

31 janvier 2017 / 31 a viz Genver 2017

 

Conférence sur Les bannières de Basse-Bretagne

Salle Ti-Kreiz, Croas Spern (Ergué-Gabéric) - samedi 4 février - 14h - gratuit

Samedi 4 février à 14 h, salle Ti-Kreiz à Croas Spern (Ergué-Gabéric), l’association Arkae invite Christiane Hermelin Guillou, auteur du livre Les bannières de Basse-Bretagne, ainsi que Yann Celton, responsable de la bibliothèque diocésaine de Quimper. Quelques bannières d’Ergué-Gabéric seront présentées plus particulièrement lors de cette conférence histoire.

 

« Objet de patrimoine, objet identitaire et religieux, les bannières demeurent un élément essentiel de la vie paroissiale bretonne. La Basse-Bretagne est riche de ce patrimoine fragile, devançant numériquement largement les autres régions françaises. Ainsi, pas moins de quarante-neuf bannières datant du XVe au XVIIIe siècle, toutes classées au titre des Monuments Historiques, sont toujours présentées à la vénération des fidèles ou à la curiosité des amateurs. Ceci malgré les difficultés de conservation, la fragilité du support, au défi des effets de mode. Puis ce sont les nombreuses bannières du XIXe et du XXe siècle, de confection artisanale ou industrielle, qui partout incarnent le symbole d’une communauté humaine : paroisse, confrérie... toujours utilisées lors des nombreux pardons. Les saints bretons ancestraux cèdent alors progressivement la place à des figures plus universelles. Christiane Hermelin Guillou a trouvé dans les bannières bretonnes un thème conciliant amour de la broderie et recherche scientifique […]. Elle a soutenu en 2013 une thèse sur les bannières basse-bretonnes, au sein de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) à Brest. »

 

 

 

ACTUALITE

16 janvier 2017 / 16 a viz Genver 2017

Le trésor du breton écrit

Bernez Rouz, l’ancien journaliste de France 3 Bretagne, anime désormais notre nouvelle rubrique dédiée à langue bretonne.

Bernez Rouz a arpenté la Bretagne. Le journaliste breton et bretonnant, (né à Ergué-Gabéric près de Quimper), a d’abord parlé aux auditeurs de France Bleu Breizh Izel à Quimper, que l’on appelait à l’époque Radio Bretagne Ouest. Il fut aussi rédacteur en chef de France 3 Iroise à Brest, avant de devenir responsable des émissions en langue bretonne à France 3 Bretagne, de 2008 à 2014. Désormais, chaque dimanche, au fil de ses chroniques, inspirées notamment par l’histoire de la Bretagne, et tout ce qui a forgé l’identité de cette région, il apportera sa petite leçon de breton, en expliquant les subtilités et les ressources de la langue. Bernez Rouz prend donc la suite de Martial Ménard qui, pendant des années, était fidèle à ce rendez-vous dominical de la langue bretonne, avec sa Petite école du breton. Martial s’en est allé, après l’été, vaincu par la maladie. Il a laissé une œuvre magistrale, le Devri, un dictionnaire qui accompagne toute l’histoire de la langue bretonne, depuis la fin du moyen-breton (1650) jusqu’à la langue d’aujourd’hui. Mis en ligne, c’est aussi une banque de données de 7 000 pages avec plus de 60 000 entrées. « Son travail précis et méthodique, comme ces chroniques dans dimanche Ouest France , est précieux », insiste Bernez qui souligne ce travail phénoménal de Martial Ménard pour boucler le Devri, le travail finalement de toute une vie : « Le Devri recense tous les mots utilisés depuis le Moyen-âge, leur historique et leur variante, le tout émaillé d’exemples puisés dans la tradition écrite. » La forme de cette chronique va un peu changer. Mais l’esprit reste le même : « Martial a traqué chaque mot, dans des milliers d’écrits, en respectant son environnement, son orthographe, afin de percer ses secrets et ses nuances. Ce sont ces trésors de la langue bretonne que nous mettrons en avant dans cette chronique. » 

Les trésors du breton écrit sont consultables sur http://www.tresor-breton.bzh/

avec un supplément bibliographique et le texte intégral du trésor traduit en français.

 

 

Article extrait du Ouest France - Quimper.

Publié le 16/01/2017 

 
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