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Couverture des Mémoires d'un paysan bas-breton de Jean-Marie DéguignetMémoires d'un paysan Bas-Breton

Jean-Marie Déguignet 1834-1905

 
Edition établie par Bernez Rouz
Aux éditions Arkae / 20e édition
464 pages
ISBN : 978-2-917877-00-5
20 €
 
 
Critiques, préface et extraits disponibles sur le Site officiel de Jean-Marie Déguignet

 

Publiées en partie dans La Revue de Paris en 1905, et dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère en 1963, les Mémoires de Jean-Marie Déguignet sont enfin disponibles dans une version non édulcorée.

Ce fils de journalier agricole du fin fond de la Bretagne bretonnante nous a en effet laissé un témoignage exceptionnel sur la société du XIXe siècle. Tour à tour mendiant, vacher, soldat, sergent, cultivateur, assureur, débitant de tabac, miséreux, Déguignet nous apporte une vision décapante de la Bretagne du siècle dernier. mais aussi de l'armée impériale à travers les campagnes de Crimée, d'Italie, d'Algérie et du Mexique. J.-M. Déguignet a perdu la foi lors d'un voyage à Jérusalem ; anticlérical, pourfendeur du conservatisme, de la routine, sensible aux thèses anarchistes et révolutionnaires, il s'est retrouvé en porte-à-faux par rapport à la société de son temps.Ce journal d'un écorché vif irrite parfois par ses outrances, mais le propos de l'auteur est incisif, son récit extrêmement alerte, sa vie se lit comme un roman d'aventure. Sa grande qualité est indéniablement la sincérité.

Sa vision critique de l'âge d'or de la société rurale bretonne remet en cause beaucoup d'idées reçues. Mais loin d'être un marginal, Déguignet apparaît aujourd'hui comme le prophète de la destruction des sociétés traditionnelles.

1834   Naissance à Guengat (29), « Je vins au monde dans de biens tristes conditions. »
1844   Mendiant à Ergué-Gabéric, « J'étais si petit, si maigre, si triste que les fermières avaient pitié de moi. »
1851   Vacher à Kerfeunteun, « J'avais appris à lire et à écrire sans maître. »
1854   Service militaire à Lorient, « Ce milieu où presque personne ne savait lire ou même parler un mot de français. »
1855   Guerre de Crimée, « La mitraille qui passait comme grêle au-dessus de nos têtes. »
1856   Jérusalem, « Je ne voyais plus les choses avec les yeux de la foi aveuglante et abrutissante. »
1859   Guerre d'Italie, « Grande bataille, grande victoire ! signé Napoléon empereur. »
1861   Guerre de Kabylie, « Les Kabyles comme les Bretons, ne se seront jamais soumis à leurs vainqueurs. »
1866   Guerre du Mexique, « Cette ignoble et criminelle intervention. »
1868   Cultivateur à Ergué-Armel, « Des compliments tous les jours par les gens qui venaient voir la ferme. »
1877   Républicain, « Vive la république ! A bas la calotte ! »
1883   Chassé de sa ferme, « Je vous engraisse depuis quinze ans... et vous me chassez ! »
1888   Débitant de Tabac à Ptuguffan, « Le franc-maçon, le républicain rouge, le valet du diable. »
1892   Miséreux à Quimper, « Rien que des haillons pour couvrir mon vieux corps meurtri, usé et décharné. »
1897   Écrit ses Mémoires, « Cette petite plume qui, dit-on, est parfois plus dangereuse qu'une épée. »
1902   Séjour à l'hôpital psychiatrique, « Officiellement exclu de la société, mis au ban des hommes de l'humanité. »
1904   Publication à Paris, «J'ai vu mon nom briller au milieu des célébrités littéraires. »
1905   Décède face à l'hospice, « Je proteste contre toute intervention des prêtres autour de mon cadavre. »